La médiation animale pour soigner les maux

C’est une initiative unique en France : le Centre départemental de l’Enfance et de la Famille, géré par le Département à Champhol, dispose depuis quatre ans d’une ferme d’agrément. Celle-ci accueille désormais plus de 20 animaux, tandis que d’autres projets de médiation animale sont sur les rails.

Poules, lapins, chèvres, poneys, alpagas… Depuis 2021, les jeunes suivis dans le cadre de
l’Aide sociale à l’enfance au Centre départemental de l’Enfance et de la Famille (CDEF) disposent d’une ferme d’agrément qui participe à l’amélioration de leur bien-être. Grâce à cette ferme, les enfants profitent de la présence des animaux, qui jouent un rôle important dans la régulation des émotions. Accompagné d’un professionnel qualifié, l’enfant est mis au contact d’animaux domestiqués qui le motivent, l’incitent à s’ouvrir et l’apaisent. L’animal suscite des réactions positives, lors d’interactions simples, sans jugement, sans tension. Au-delà des enfants suivis par l’Aide Sociale à l’Enfance, la ferme bénéficie aux groupes comme celui du dispositif d’institut thérapeutique éducatif et pédagogique (DITEP), ou encore aux associations locales. « L’objectif étant de faire profiter au plus grand nombre des bienfaits de la médiation animale », explique Tiphaine Franchet, cheffe de service au CDEF

Le Département de Maine-et-Loire en visite à la ferme

Cet été, l’équipe du CDEF a accueilli Florence Dabin, Présidente du Département de Maine-et-Loire, accompagnée par Christophe Le Dorven. Également Présidente du Groupement d’Intérêt Public « France Enfance Protégée » et Présidente du groupe de travail Enfance à l’Association des Départements de France, elle a pu découvrir cette ferme novatrice.

De la médiation canine dans le Perche

Après le CDEF, un projet de médiation canine est en cours de développement au sein de la Maison départementale des solidarités et de la citoyenneté du Perche, à Nogent-le-Rotrou. Ce projet permettra aux enfants suivis par l’Aide Sociale à l’Enfance dans le Perche de travailler, grâce à ce médiateur à quatre pattes, sur leur bien-être physique et psychologique. Les premiers enfants pourraient être reçus dès le printemps prochain à Nogent-le-Rotrou.