Pour l’amour des tomates goûteuses

Par eurelien.fr
//  Publié le
01-10-2021
//  Mis à jour le 01-10-2021
Temps de lecture : 8 min

Parce qu’ils sont agriculteurs, qu’ils souhaitaient produire des tomates savoureuses made in Eure-et-Loir avec l’obsession de la préservation de leur environnement, Alexandre et Florent Besnard ont mis sur pied un projet inédit de production de tomates cerise écologiques sous serre à Ouarville.

Alexandre et Florent Besnard sont aux quatre cents coups. Dans quelques mois, leurs 16.000 m2 de serres seront opérationnels et leur projet de tomates cerise « made in Eure-et-Loir » trouvera enfin son aboutissement. Cela fait trois ans que l’idée a germé dans l’esprit de ces deux frères, tous deux agriculteurs – comme leurs père et grand-père : l’idée d’une tomate qui ait (enfin !) du goût, produite sous serre, et absolument-totalement-indiscutablement écologique.

« Nous trouvions qu’il y avait un vrai problème avec le goût des tomates produites sous serre », explique l’aîné des deux frères, Alexandre : « C’est le légume le plus consommé en France mais celui aussi dont le goût présente une grande disparité de qualité d’un produit à l’autre ! Notre premier axe de développement s’est donc porté sur le choix d’une variété de tomates cerises en grappes très goûteuses. »

Mais ce n’est pas tout : le deuxième point qui importait aux frères Besnard était de réaliser un projet écologique à haute valeur environnementale. Pour cela, les neurones ont chauffé… et la solution est apparue dans le principe de récupération de la chaleur de l’usine de traitement et de valorisation des déchets de Ouarville (Sitreva) pour chauffer les serres sans énergie fossile. Car voilà, « notre deuxième obsession se portait sur le bilan carbone de l’exploitation », détaille Alexandre. C’est pour cela, en outre, que les deux frères se refusent de vendre leurs tomates à plus de 100 km alentours.

 

Pesticides : 0

Dans la même ligne de conduite, il était bien sûr impensable aux deux entrepreneurs d’user de pesticides pour faire pousser leurs petites chéries. La serre en cours de finalisation à Ouarville est donc toute particulière : elle est fermée et toutes les arrivées d’air sont filtrées pour ne pas y laisser entrer d’insectes pathogènes. Légèrement sous pression, elle est également ventilée pour éliminer l’humidité produite par les tomates et à l’intérieur, les deux frères, entendent lutter contre les ravageurs de la tomate par la lutte biologique intégrée c’est-à-dire par l’introduction de coccinelles, de bourdons et d’insectes scrupuleusement choisis. Et pour finir, le projet prévoit un système d’irrigation des plus ingénieux qui combine la récupération des eaux pluviales de toiture et celle des eaux excédentaires d’irrigation préalablement traitées et réintégrées par drainage sous les rangées de tomates…

Au final, le projet – qui devrait pouvoir démarrer fin 2021 pour une première récolte en mars 2022 –, devrait permettre de produire quelque 500 tonnes de tomates par an – voire plus dans les années suivantes : « On a prévu des capacités d’extension des serres », précise Alexandre qui indique, enfin, que « «Les tomates des frères Besnard» seront vendues en grande distribution en barquettes cartonnées sans plastique, conditionnées sur place ». Produire, conditionner, vendre : voilà de quoi, en outre, créer une bonne vingtaine d’emplois sur le territoire !

 

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