A Dreux, le secret des vignerons perdure encore et toujours

Par eurelien.fr
//  Publié le
03-12-2020
//  Mis à jour le 03-12-2020
Temps de lecture : 6 min

L’Eure-et-Loir une terre de vignoble ? C’était bien le cas au  XIIe siècle. D’anciennes caves témoignent de ce passé agricole. Elles sont protégées, remises en activité et se visitent. 

Le 25 septembre, François Fillon, président de l’association Flora Gallica depuis 1987, et une dizaine de bénévoles s’affairent dans un coin abrité du parc Louis-Philippe, à Dreux. Ici, 900 pieds de vignes sont couverts de raisin Chardonnay que les membres de l’association vont transformer en vin : « Contrairement à ce qu’on pense aujourd’hui, l’Eure-et-Loir a été une terre de vin réputée. On essaye de faire perdurer cette tradition », explique François Fillon.

Du ratafia, du cidre et du miel

Cette vigne sur les hauteurs de Dreux, ces caves alvéolées nous ramènent au XIIe siècle et  au travail des moines cisterciens. Ils creusaient  la roche afin de faire mûrir leur nectar, non loin de leur abbaye du Breuil-Benoît, rue Saint-Thibault à Dreux. Ces caves souterraines alvéolées sont très rares en France : « C’est grâce à cela qu’on sait comment les vignerons et les artisans travaillaient. On sait aussi que ces caves servaient à stocker le vin de la dîme, l’impôt de l’Eglise jusqu’à la révolution », raconte François Fillon. Ces caves sont aujourd’hui protégées et servent à la mise en fût et au stockage du ratafia, du cidre et même du miel de Dreux : « On ne fait plus le vin d’autrefois ,c’est sûr. Mais nous produisons encore quelques produits artisanaux dont du miel. Nous avons récemment installé un rucher en haut des vignes ». 
 
Autre témoignage du passé, le jardin médiéval qui surplombe l’écomusée. Des cultures de fruits, de légumes et même de plantes médicinales sont toujours pratiquées avec la même technique d’antan : « Les cultures étaient très organisées. Ce n’était pas une agriculture de rangs mais faite de parcelles carrées ».
 

La vie et le métier d’artisan mis en lumière

« Mais il n’y a pas que le vignoble qui existait ici à Dreux » insiste François Fillon. Son écomusée traverse les âges et les progrès techniques. De l’époque médiévale à l’ère contemporaine, on y découvre l’artisanat français, celui du monde agricole, des tresseurs d’osier, des travailleurs du bois ou encore des premiers herboristes … et leurs outils d’époque. Une immersion totale dans les dédales du temps qui émerveille petits et grands depuis maintenant plus de 30 ans.
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